Bonjour ami lecteur,
Avant de te raconter toutes les bonnes choses qui sont arrivées à DreamCave ces dernières semaines (dans un prochain billet), nous tenons à te faire sortir de la grisalle automnale pour rentrer dans l’univers tropical des Boshars. Ce peuple, le troisième que nous te présentons donc, vit à l’embouchure d’un fleuve, le Folkan.
Nous te laissons donc partager quelques instants de la vie d’un éminent prêtre boshar, Hanto Gan Non…
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Hanto Gan Non, allongé sur son lit, s’éveille au son grave de la flûte relayée par les lyres. Bien entendu, il s’efforce de garder les yeux fermés pour ne pas offenser les dieux. Il porte la main à sa longue chevelure noire et cherche, parmi ses fines tresses, la seule ornée de trois fils en soie bleue. Celle de Gan, évidemment, puissant père de l’eau, commandant du fleuve, de la mer et de la pluie. C’est assez facilement qu’il s’en saisit puis attend quelques instants que la musique des instruments à cordes soit interrompue par le ré de la flûte, signal du début de la première méditation. Cette méditation, la plus longue, est dédiée au dieu protecteur de chaque frère du tengkheb. Caressant de haut en bas sa tresse délicate, il concentre son esprit sur sa prière, rend hommage à Gan, pense au riz, aux fruits, aux crocodiles et aux poissons qui sans la bonté du dieu et de son eau ne sauraient nourrir son peuple. Il remercie son protecteur pour le lin et le bambou, bien sûr. Les arbres, aussi, dont le bois précieux le transporte de wenrenbo en wenrenbo…
Ré. Machinalement, Hanto Gan Non caresse une dernière fois sa tresse et prend entre ses doigts la tresse suivante. Retentit alors le mi de la flûte, puis à nouveau la musique des lyres. Consciencieusement, le prêtre boshar prie, changeant de tresse et de dieu à chaque son de la flûte, comme chaque matin depuis sa quatrième ammaz.
Le bâtiment s’anime lorsque la demi-horomaz de prière touche à sa fin, et Hanto ouvre les yeux. A peine a-t-il pris le temps de déjeuner avec ses frères, qu’il quitte le lieu de culte et plonge dans les rues bruyantes d’Opole. Tebus a beau n’être qu’à peine levé, les étals envahissent déjà la ville. Le prêtre s’arrête auprès d’un premier marchand pour examiner la marchandise, appréciant notamment la fraîcheur des filets de crocodile, avant de rejoindre d’un pas rapide le quai le plus proche. De là, une pirogue le conduit directement à l’entrée de la wenrenbo du chef. Habitation habituellement de plain-pied, celle de Banus Eol Cheng se distingue par sa construction sur deux niveaux et les sculptures de son toit.
Banus, qui l’attendait visiblement depuis plusieurs minumaz, l’accueille avec le respect dû au chef du plus grand tengkheb de la capitale.
- Apporte-moi de bonnes nouvelles, cette fois, frère Hanto.
- Si Gan le juge bon et que tes offrandes sont dignes de son attention, tu sais bien que…
- Oui, comme d’habitude, je sais… Mais la mousson a déjà dix dimaz de retard, je commence vraiment à m’inquiéter. Et… si les conséquences de ce retard sont trop graves, je risque de ne pas être réélu.
- Et moi qui pensais que tu t’inquiétais de la famine qui menace les plus pauvres… Allons, silence maintenant.
Hanto se saisit alors du plus beau fruit qu’il trouve dans la coupe préparée par Banus, une mangue bien trop mûre et qui n’aurait probablement pas été fameuse, même deux dimaz plus tôt. Sceptique quant au résultat de sa divination, mais conscient des difficultés traversées par son hôte, il s’abstient de toute remarque, tranche le fruit au-dessus de la vasque et le presse entre ses mains. Puis il se concentre et jette ses os de cérémonie dans la vasque. Banus ne peut pas manquer de voir le halo lumineux autour du prêtre lorsqu’il prononce sa prière.
Lorsque Hanto rouvre les yeux, Banus scrute les expressions de son visage et tente de deviner ce que le prêtre interprète de l’état des ossements. Il y parvient sans mal, tant Hanto renonce à cacher sa résignation.
- Si je comprends bien, les nouvelles sont encore mauvaises, la mousson n’est pas près d’arriver…
- Elle viendra, Banus, mais ce qui me chagrine, c’est que je ne sais toujours pas précisément quand. Mes prédictions sont beaucoup trop floues : Wamo n’est pas dans la bonne région du ciel, et entre ma fatigue et les problèmes que nous rencontrons tous à réunir des offrandes dignes de Gan…
- Humpf… Préviens-moi la prochaine fois que tu es fatigué. J’éviterai de gâcher une bonne mangue et je la donnerai à mes filles.
Lui jetant un regard lourd de sens sur ce qu’il pense de ladite mangue, Hanto laisse Banus maugréer et quitte la demeure.
De retour vers le tengkheb, Hanto ne peut s’empêcher de ressasser son inquiétude pour son peuple. Le bruit de la ville ne le perturbe pas dans ses méditations ; il cherche notamment comment obtenir la miséricorde du dieu de l’eau, espérant qu’il lui accorde assez de puissance magique pour accélérer l’arrivée de la mousson. Il se prépare aussi à implorer Loqsis pour aider son peuple à tenir bon jusqu’à l’arrivée des pluies en continuant à faciliter la chasse. Arrivé au lieu de culte, il voit, à l’expression du visage des fidèles attendant leur tour, qu’ils partagent les mêmes préoccupations.
Hanto rejoint alors le groupe de prêtres chargés d’accompagner les Boshars dans leurs prières. S’approchant de Keyt Loq Nina, il la salue et lui montre la foule amassée devant le tengkheb.
- Ils comptent sur nous. Espérons, ma soeur, qu’aujourd’hui Loqsis t’écoute davantage que Gan ne m’écoute.
Effleurant sa mèche de cheveux tressés avec de la soie rouge, Keyt tente de rassurer Hanto par un sourire avant de s’avancer pour accueillir le prochain fidèle souhaitant s’adresser à sa déesse.
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Comme d’habitude, les notions de gameplay que nous mettons en avant dans ce texte sont en vert. N’hésite pas à en discuter dans les commentaires et en attendant notre débriefing !
A très vite,
L’équipe DreamCave.

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C’est qu’ils sont vilains ces Dieux. Toujours aussi exigeants apparemment.
Va falloir assurer.
Le RP est excellent et les fonctionnalités décrites semblent intéressantes à première vue. La classe prêtre est bien explicitée.
Mes papilles sont toutes excitées à l’idée de tester votre jeu.
Ah ben merci pour les compliments ! ;) Nous mettons les bouchées quadruples pour vous pondre une beta à la hauteur de vos espérances, n’hésitez pas à poster, c’est mieux que les mars pour la motivation de nos petites mains. :p
Ça avance… doucement mais surement !
Ça a l’air de plus en plus intéressant ! continuez a nous faire rêver, mais surtout dépêchez vous de nous faire tester ce petit bijou en préparation !
Bon eh les enfants, si vous n’avez pas de questions, juste des “oh vite vite un jeu vite un jeuuu”, vous serez privés de dessert. Euh, de debrief.
Allez, faites marcher vos méninges ! Vous en concluez quoi, de ce 3è RP, à part que notre enfance a été bercée par Roch Voisine ? ^^
Je tente un commentaire ! J’avoue que non initiée à ce type de jeu et de façon de le décrire, j’adhère à l’histoire et j’aurais envie de connaitre la suite. De là à jouer…..
Jouer : précisément pour en écrire soi-même la suite ! :p
Imaginons que Marie incarne une puissante prêtresse itinérante d’Eole. Originaire d’un village au nord du Folkan, elle débarque tout juste à Opole et se joint au tengkheb d’Hanto pour organiser une grande cérémonie en l’honneur de son dieu. Pensez-vous qu’elle soit assez puissante pour influer sur les vents qui soufflent au-dessus de l’océan et faire venir la mousson sur les Boshars plus tôt que ne le craint Hanto ? ;) De quoi pourrait bien dépendre la réussite de cette cérémonie, à part de sa puissance ? D’ailleurs, magie ou religion..?
[...] avoir longuement réfléchi sur les significations cachées de notre dernier RP, je suis sûr que tu meurs d’envie d’en savoir plus sur les dernières recrues du [...]
[...] you thought a lot about the hidden meanings of our last RP, I am sure you are dying to know more about the last recruits of the CoDev. Indeed, since the last [...]
Cela me fait beaucoup penser à Syfaria.
Un texte très intéressant, mais j’ai toujours du mal à m’adapter à ce système de jours différents du nôtre. Dites moi, on ne sait toujours pas comment sera l’interface ? Si on aura affaire à un jeu téléchargeable sous forme java ? S’il y aura un forum ? Un site web ?
Dreamaz ne sera pas téléchargeable, mais jouable directement depuis un site internet.
Un site web pour présenter Dreamcave (l’entreprise) est aussi en cours de création.
Pour l’interface, c’est en cours, mais ce n’est pas encore finie, disons que ça ressemblera en (très) gros aux interfaces des autres jeux par navigateurs, comme Royaumes Renaissants ou Ogame.
Pour le forum, je ne sais pas s’il est prévu que les administrateurs en créent un pour les joueurs, mais tu peux compter sur la communauté pour mettre rapidement en place des outils de communication externes aux jeux, et les forums communautaires sont extrêmement courants.
Oops… je croyais avoir répondu ! Désolée TaK. :$
Donc pour répondre avec plus de précision qu’Alfindel : le jeu n’utilisera ni flash, ni java et fonctionnera sur tous les navigateurs récents. L’interface sera essentiellement texte, avec un peu d’illustrations 2D : Alfindel cite les RR et Ogame comme exemple, c’est tout à fait ça. :) Ça semble effectivement assez dans l’esprit Syfaria, côté interface, à part que la représentation du terrain sera moins graphique. Par contre, en dehors de l’interface, c’est assez différent : pour commencer, nous fonctionnons en temps réel et pas au tour par tour.
Notre jeu ayant un aspect communautaire très important, oui bien sûr, les joueurs auront plusieurs moyens de communication (entre eux et avec nous). Chat, MP, forums… :)